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mercredi, 09 janvier 2008

Dix questions à ......

Chères cyclistes. Dès aujourd’hui, notre équipe vas vous faire connaitre des gens extraordinaires, qui œuvrent depuis des années pour que vive le cyclisme féminin en France. Ces personnes sont avant tout des passionnés, et beaucoup d’entres eux n’aiment pas se retrouver au devant de la scène, Ils sont organisateurs de courses, journalistes sportifs, archivistes, etc... Certains sont même la mémoire vivante du cyclisme féminin depuis sa création à nos jours. C’est pour cela que nous avons décidé de leurs poser 10 questions.
Je vous invite donc à découvrir le premier d'entre eux qui n'est autre qu'un Ami.


Michel LEROUGE

Finalement on te connaît peu Michel. On sait simplement que tu es le créateur de la Gazette du Cyclisme Féminin.

1) Peux-tu te présenter

Je suis né en 1945 à Montargis (Loiret). Je suis actuellement en retraite après une carrière professionnelle passée au service d’une grande entreprise de Transport où je m’occupais notamment des ressources humaines.

2) Pourquoi cette passion à l’égard du cyclisme féminin ?

Ma véritable passion c’est d’abord le cyclisme, sous toutes ses formes. Bon coureur régional entre 1963 et 1976, je n’ai pas cessé de faire du vélo et ce jusqu’en 1998 : nombreuses cyclosportives, brevets longue distance, voyage à bicyclette et un Paris-Brest-Paris en 1995 que je considère comme un moment fort de ma carrière de cycliste amateur.

3) Mais le cyclisme féminin, dans cette énumération, où est-il ?

J’y arrive. Un jour en participant à un Brevet Randonneur des Alpes, une épreuve de folie de 250 km avec de nombreux cols de 1ère catégorie, je me suis fait dépassé soudain par une fille dans l’ascension du Galibier ! Je me suis dit : « je rêve ou quoi » ? Tu imagines ? Une Nana qui vient de me prendre vingt mètres … J’ai aussitôt descendu une dent pour la rattraper en trois coups de pédale .. sauf que je suis resté planté, incapable d’emmener ce braquet, alors que la concurrente, d’une facilité déconcertante, disparut comme par enchantement au virage suivant. J’étais médusé ! Depuis, ce jour, j’ai compris que les filles cyclistes, méritaient, autant que les hommes, une reconnaissance médiatique.

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4) Depuis quand existe ta Gazette ?

J’ai commencé à travailler sur un magazine sur le cyclisme féminin en 1997. Il s’appelait à l’époque « Delph’ Echo-Sport », mais plus axé sur Delphine Bézille , excellente compétitrice de l’Orléanais, qui d’ailleurs avait fait, cette année-là, le Tour féminin dans l’équipe de France.

5) Pour réaliser ce magazine, faut-il une formation particulière ?

Déjà maîtriser l’informatique. Par ailleurs, j’ai eu la chance, au cours de ma carrière professionnelle, de participer à de nombreux stages, notamment avec des journalistes, pour rédiger et mettre en œuvre des projets de formation destinés à de jeunes élèves. J’ajoute que je travaille aussi sur des sujets rétros dans des magazines spécialisés sur le cyclisme.

6) Quel est ton meilleur souvenir lié au vélo féminin ?

La victoire d’Elisabeth Chevanne Brunel au Tour de la Haute-Vienne 2003. Elle était dans l’équipe que je dirigeais comme Directeur Sportif.

7) Tu avais les fonctions ?

Oui, j’étais titulaire d’une licence FFC de Cadre Technique. Je rassemblais et prenais à ma charge des filles isolées dans certains comités pour les faire courir des courses à étapes. Ces équipes dites « composites » fonctionnaient bien. J’ai fait plusieurs Tour de la Drôme ainsi comme Directeur Sportif. Mais je devais déranger car je me suis fait traiter de « hors la loi » par la FFC ; alors j’ai arrêté.

8) Ta motivation a dû en prendre un coup …

Effectivement. Je me suis consacré alors exclusivement à la réalisation de ma gazette. Je remercie d’ailleurs photographes et correspondants, tous ces bénévoles qui m’apportent, à la fois leur soutient et leur aide.

9) J’ai cru comprendre que tu avais de moins en moins d’abonnés …La Gazette serait-elle en péril ?

Pour l’instant la passion demeure intacte. Mais si je devais encore mettre la main à la poche pour boucler et équilibrer les frais de fonctionnement, il faudrait songer à espacer les parutions, voire les suspendre.

10) Dernière question, que faudrait-il pour que les médias, enfin, s’intéressent au cyclisme féminin ?

D’abord trouver des sponsors, puis élargir les organisations mixtes où les infrastructures et le public sont déjà en place pour les garçons. L’exemple de la Flèche Wallonne en Belgique illustre parfaitement qu’on peut laisser une petite place pour les filles le jour d’une classique internationale. Reste qu’il faudrait plus de retransmissions à la télé. Mais ça, ce n’est pas pour demain …

Votre photographe

Commentaires

Bravo Michel pour tout le travail que tu fais au niveau du cyclisme féminin. J'ai appris aujourd'hui en consultant ce blog (bien fait) que tu es grand-père. J'espère que tu n'as pas pris un coup de vieux !...
Annick C

Ecrit par : Annick | vendredi, 01 février 2008

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